Maladie d’Alzheimer

Une maladie neuro dégénérative complexe, mais de plus en plus comprise. La maladie d’Alzheimer est le résultat d’une lente dégénérescence des neurones, qui commence dans l’hippocampe (structure du cerveau essentielle à la mémoire) et se propage ensuite au reste du cerveau. Elle se caractérise par la détérioration de la mémoire fraîche, des fonctions exécutives et de l’orientation dans le temps et dans l’espace. Le patient perd progressivement ses capacités cognitives et son autonomie.

Nous ne savons toujours pas comment guérir cette maladie, mais notre connaissance de ses facteurs de risque et de ses mécanismes a radicalement changé ces dernières années.

Ce qu’il faut savoir sur la maladie d’Alzheimer

Rarement avant l’âge de 65 ans, la maladie d’Alzheimer se manifeste d’abord par une perte de mémoire, suivie de troubles cognitifs plus généraux et invalidants au fil des ans.

Parmi les cas de moins de 65 ans, 10 % touchent des personnes atteintes de formes familiales héréditaires rares de la maladie. Après cet âge, l’incidence de la maladie passe de 2 à 4 % de la population générale. Elle augmente rapidement et atteint 15 % de la population à 80 ans. Aujourd’hui, environ 900 000 personnes en France souffrent de la maladie d’Alzheimer. Compte tenu de l’augmentation de l’espérance de vie, elle devrait être de 1,3 million d’ici 2020.

Les femmes plus âgées semblent être plus à risque étant donné que, sur 25 malades, 10 sont des hommes et 15 des femmes, mais cette différence pourrait être liée aux écarts d’espérance de vie.

De la perte de mémoire à la dépendance

  • Les troubles de la mémoire sont le symptôme le plus courant et le plus notable associé à la maladie d’Alzheimer.
  • Les échecs dans les fonctions exécutives (programmation, séquence pour atteindre un objectif, etc.) sont également très impressionnants : par exemple, vous ne savez plus comment utiliser votre téléphone ou comment préparer une recette connue auparavant.
  • Les problèmes d’orientation en termes de temps et d’espace sont également révélateurs : les personnes qui développent la maladie se perdent sur un trajet habituel ou ne savent plus se situer dans le temps.
  • Au début de la maladie, les troubles de la parole ou de la vision (lecture, reconnaissance d’objets, etc.) sont moins fréquents.

La propagation de la maladie se manifeste par des troubles progressifs du langage oral (aphasie) et de l’écriture (dysorthographie), du mouvement (apraxie), du comportement et de l’humeur (anxiété, irritabilité de la dépression) et du sommeil (insomnie).

Cependant, il faut noter que cette progression n’est ni unique ni forcément catastrophique : tous les patients n’ont pas le même tableau clinique, ne connaissent pas le même parcours, ou souffrent du même handicap. Nous pouvons souvent mener une longue vie sociale, intellectuelle et émotionnelle avec la maladie d’Alzheimer.

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